Autrement. Maintenant!

Bien plus qu'un slogan de campagne, "Autrement. Maintenant!" représente ce qui motive mon engagement au quotidien. Après plus d'une vingtaine de débats durant cette campagne, je suis plus que jamais préoccupé de l'accroissement des inégalités et de la ghettoïsation de notre société, sans parler de l'impact écologique croissant de notre mode de vie sans limite. Les slogans faciles gagnent du terrain là où les mesures concrètes en perdent et, ça, cela rend notre engagement plus nécessaire que jamais.

Face à ce constat, nous, Citoyens Démocrates Humanistes, proposons des solutions crédibles, qui rassemblent et permettent de rééquilibrer notre société. Ces solutions sont financièrement tenables car, oui, au CDH, nous ne rasons pas gratis.

 

Si j'ai choisi de rejoindre le CDH, c'est justement parce que c'est le parti qui propose des solutions qu'il sait tenir et qui le fait en incluant tout un chacun, sans préjugé. Peu importe vos convictions politiques, vos croyances religieuses, vos origines, votre orientation sexuelle, votre façon de vous habiller... chacun(e) doit être respecté(e) pour ce qu'elle/il est et pouvoir s'épanouir dans notre société.

Vous trouverez ci-dessous quelques propositions parmi d'autres qui me tiennent particulièrement à cœur en matière d'enseignement, de protection de l'environnement, d'emploi, de non-discrimination, de logement, de culture et de gouvernance. Des sujets comme la santé, la migration ou la fiscalité sont brièvement abordés car ils relèvent essentiellement du niveau fédéral, mais n'hésitez ni à consulter nos axes forts et notre programme complet, ni à m'écrire si vous voulez connaître notre position sur tel ou tel sujets. Un projet de société, cela ne se résume pas en quelques lignes! ;-)

Un enseignement plus égalitaire

L'enseignement est, pour moi, la clé de voûte de notre société. De la crèche à l'enseignement supérieur, les choix que nous faisons aujourd'hui seront déterminants pour le bien-être des prochaines générations. L'enseignement doit être une priorité.

Les études PISA nous le démontrent tous les 3 ans, l'enseignement tel qu'organisé en Communauté française donne lieu à un échec scolaire important et creuse les inégalités. Une grande réforme, mettant autour de la table tous les acteurs du terrain, était nécessaire, et c'est pour cette raison que le CDH a initié le Pacte pour un enseignement d'excellence.

Vous aurez sûrement entendu beaucoup de choses sur le Pacte, et parfois tout et son contraire. Il a fait l'objet de nombreuses fake news. A en entendre certains, on pourrait garder le statu quo, rester dans son divan et abandonner la réforme. C'est très facile à dire, mais le CDH n'a pas suivi cette option. Si cette réforme ambitieuse n'est pas menée à bien dans les années à venir, nous ne pourrons pas nous plaindre que notre enseignement se détériore.

 

Le Pacte est le fruit d'un compromis entre les acteurs de terrain. Comme tout compromis, c'est évident qu'il ne peut pas plaire à tout le monde, mais c'est le meilleur compromis qui soit. Les représentants des enseignants et des parents l'ont d'ailleurs rappelé dans la presse récemment (voy. l'extrait du journal L'Echo du 10 mai 2019): ils veulent à tout prix la poursuite de la mise en œuvre du Pacte.

Et donc, concrètement?

- Revaloriser le parcours qualifiant. Il est honteux que, aujourd'hui encore dans notre pays, celles et ceux qui décident de suivre un enseignement qualifiant soient bien souvent vus comme des élèves "ayant échoué dans le général et relégués dans le qualifiant". Dans d'autres pays européens, comme l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche ou la Suède, il n'en est rien car chaque élève est valorisé pour le travail qu'il fournit et la contribution qu'il amènera à la société grâce à celui-ci. La revalorisation du parcours qualifiant chez nous nécessite bien entendu un changement des mentalités, mais il ne se fera pas en un claquement de doigts. Cela doit passer par une sensibilisation, un discours différent, un refinancement et, surtout, une ouverture des élèves dès le plus jeune âge à tous les métiers. C'est justement ceci que va permettre le tronc commun :

- Assurer un continuum pédagogique de 3 à 15 ans assurant une ouverture plus large de chacun(e) sur notre société. C'est ça, le tronc commun. Attention, il ne s'agit pas d'imposer l'enseignement général à tou(te)s les élèves jusque 15 ans. Le programme du tronc commun ne ressemble pas au programme général tel que nous le connaissons aujourd'hui. Ce programme visera à renforcer les savoirs de base (lire, écrire, compter, calculer) tout en ouvrant les élèves à certains métiers au travers, notamment, de cours de mécanique pour tou(te)s. La priorité est mise sur le développement de l’esprit critique (notamment au travers de l'éducation aux médias), des capacités de réflexion des élèves, sur la collaboration entre élèves (notamment au travers de la pédagogie entrepreneuriale, qui vise à stimuler les soft skills : esprit d’équipe, sens des responsabilités, persévérance, créativité, esprit d’initiative et confiance en soi) et sur l’ouverture sur le monde. L’école construit les citoyens du monde de demain et participe de facto à la construction d’une société plurielle qui se construit dans le respect de ses valeurs ainsi que de sa diversité. Bien sûr, la mise en place du tronc commun doit faire l'objet d'un accompagnement et d'une évaluation régulière. J'ajoute ici une autre proposition, suivant la même logique de l'accès pour tou(te)s à un enseignement de qualité: renforcer la fréquentation scolaire et mettre pleinement en œuvre l’obligation scolaire à partir de 5 ans.

- Lutter contre l’échec scolaire et assurer à chacun(e) une école qui répond à ses besoins. A cette fin, nous proposons de ne pas supprimer le redoublement, mais de se donner comme objectif de réduire de moitié l’échec scolaire en ayant recours à d’autres stratégies, le redoublement ne devant intervenir qu’en dernier recours. Nous proposons en outre de permettre des apprentissages plus personnalisés (notamment la remédiation individuelle d’élèves en difficultés d’apprentissage, notamment par la présence régulière de deux enseignants par classe).

- Poursuivre la création de places en crèche conformément à la phase 3 du Plan Cigogne III qui ambitionne 6.400 nouvelles places pour 2022 pour atteindre et dépasser le cap des 50.000 places en Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette augmentation devra veiller à respecter un équilibre par commune, voire pour les plus grandes d’entre elles, par quartier. 

 

Urgence climatique: on ne peut plus attendre

Il faut agir, et agir vite. Grâce à la mobilisation de notre génération partout en Belgique et en Europe, la lutte contre le réchauffement climatique a fait la une des journaux depuis quelques mois. Plusieurs mandataires politiques ont mis en avant des mesures prises ou à prendre à cette fin, mais ce n'est pas seulement des mesures par-ci par-là qui vont sauver notre planète, mais bien un changement complet de paradigme.

C'est pour cette raison que je plaide pour que l'écologie soit vue comme une question transversale touchant à tous les domaines de décision politique. Chaque décision, du niveau communal au niveau fédéral, doit faire l'objet d'une analyse d'impact écologique publique permettant de faire un choix judicieux pour notre planète. Typiquement, l'arrivée d'Alibaba à Liège n'aurait pas passé avec succès un tel test!

Au-delà de ce changement de paradigme, plusieurs mesures concrètes sont à mettre en place sans attendre:

Et donc, concrètement?

- Conclure un « Octopus du climat » rassemblant tous les partis politiques démocratiques autour d’engagements climatiques communs et ce pour, notamment, sortir la Belgique des énergies fossiles et limiter l’augmentation de température à 1.5°C (accords de Paris). Cela va de pair avec l'adoption de la "loi climat" et la création d'une agence fédérale pour le climat.

- Investir 5 milliards d’euros pour isoler tous les bâtiments (par des aides directes ou des tiers-investisseurs) et ainsi diminuer les besoins de chauffage et diviser par 2 la facture de chauffage. L’objectif est de réduire d’au moins 30 % les émissions de CO2 liées au chauffage résidentiel et du secteur tertiaire à l’horizon 2030. A ce sujet également, mettre un terme à la vente et à l’installation de chaudières à mazout à l’horizon 2030 au plus tard à condition que les consommateurs puissent se reporter vers une alternative crédible et abordable (par exemple, la présence d’un réseau de distribution de gaz).

- Poursuivre le soutien aux technologies émergentes (hydrogène, géothermie, hydraulique, stockage, réseaux de chaleur, pompes à chaleur…) et à la recherche en la matière. Ce mix sera complété de manière transitoire par des capacités d’adéquation au gaz dont le recours devra être minimisé.

 

- Favoriser une mobilité « bas carbone » en investissant dans les alternatives à la voiture (transport public, vélo, marche, trottinette…), en réduisant l’usage de la voiture personnelle (véhicules électriques, doubler (de 15 à 30%) le covoiturage en heures de pointe grâce au développement du réseau express de covoiturage (RECO), voitures partagées) et en diminuant les besoins de déplacement (doubler le nombre de jours de télétravail accordés chaque année aux travailleurs (de 15 à 30 %) et créer dans chaque quartier et village un espace de coworking, meilleure localisation des activités). Objectif: réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre et de polluants de l’air dans le secteur du transport, selon une approche globale qui vise tous les moteurs émetteurs de CO2, d’autres gaz à effet de serre et de particules fines et plus particulièrement le transport de marchandises par camion ou navire et, à l’échelle européenne, le transport aérien. Nous devons atteindre au plus tard d’ici 2030 les objectifs du plan Air-Climat-Energie wallon visant à réduire la part modale du transport routier de marchandise de 82 % à 75 %, et à augmenter celle du transport par voies navigables de 14 % à 18 % et celle du rail de 4 % à 7 %.

Au sujet de la promotion du vélo, plus particulièrement:

*Développer un plan intégré de développement des voies cyclables sur la totalité du territoire régional (en lien avec les voies d’accès de la périphérie), notamment d'un véritable réseau d’« autoroutes pour vélo » vers les centres urbains et semi-urbains à partir du réseau (Pré) RAVeL et par la reconversion de certains talus le long du réseau ferroviaire ou autoroutier, le tout ayant pour objectif de porter la part modale du vélo à 7 % en 2030 en Wallonie.

 

*De concert avec les entreprises, développer des emplacements sécurisés pour vélos à proximité des gares, commerces, zonings et autres points d’affluence ainsi qu’à proximité de nouveaux quartiers.

 

*Systématiser les emplacements vélos et poussettes dans les transports.

 

*Graduellement élargir les zones de vélo partagé et remplacer les vélos partagés mécaniques par des vélos électriques.

 

*Mettre en place des aides financières pour soutenir l’achat et l’usage du vélo et du vélo électrique ou encore d’autres véhicules légers (trottinette, hoverboard) : réduction de la TVA à 6 % notamment pour les objets liés à la sécurité des vélos et des personnes (casques, cadenas, gilets de sécurité), déductibilité pour l’entreprise à 120 % pour tous les frais liés à ce type de véhicule, primes pour son acquisition et indemnités de déplacement domicile-travail obligatoire avec démarches administratives simplifiées pour en bénéficier.

 

*Ne plus assimiler l’intervention de l’employeur dans les frais liés aux vélos (ou autres véhicules légers) utilisés par le personnel comme un avantage en nature (défiscalisation).

- Obligation d'assurer une place adéquate aux piétons et aux modes doux dans toutes les politiques d’urbanisme et de réfection des voiries. Prévoir par ailleurs systématiquement des pistes cyclables et des aménagements de qualité pour les piétons et les personnes à mobilité réduite lors de la réfection ou de la construction d’une route : continuité du réseau cyclable et pédestre, pistes et cheminements sécurisés, parking pour vélos, liaisons aux transports publics.

- Développer les circuits courts, l’agriculture urbaine et périurbaine (coopératives potagères), et promouvoir les produits locaux en créant un différentiel de prix favorable par rapport aux produits alimentaires importés de l’autre bout de la planète. Par ailleurs indiquer clairement l’origine, l’empreinte carbone et la qualité nutritive des produits afin de nous sensibiliser à l'impact de nos choix de consommation (nutriscore, indiquant la teneur en sel, en sucre, additifs, etc.) et classer les produits selon leur origine ou en fonction des émissions polluantes liées à leur production et leur transport. En outre, garantir une alimentation 100 % bio et savoureuse dans les crèches, les cantines, les maisons de repos, les hôpitaux. Dans le même temps, favoriser le développement des commerces de proximité au sein de notre territoire, notamment via la mise en place d’un bonus-malus fiscal ou d’un système de tiers-investissement pour inciter les propriétaires de surfaces commerciales à les louer ou à les vendre.

- Atteindre 80% de terres sans pesticides d’ici 2030, 100% d'ici 2050, c'est indispensable pour la santé et pour la biodiversité. Depuis 1990, nous avons perdu 80 % de nos abeilles et autres insectes pollinisateurs! À l’initiative du cdH, certains pesticides comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes ne peuvent plus être utilisés en Wallonie! Cette interdiction nécessite d'accompagner nos agriculteurs dans cette transition et de stimuler les pratiques agricoles raisonnées. J'en profite pour souligner qu'il faut impérativement défendre nos agriculteurs en leur assurant un revenu décent (par une réserve budgétaire européenne suffisante pour agir sur l’offre en cas de chute des prix et par un fonds des calamités agricoles alimenté par de moyens suffisants permettant de réagir en cas de crises naturelles) et en simplifiant les démarches administratives liées à l’installation ou à l’obtention de subventions.

- Faire de l’obsolescence programmée un délit passible de poursuites judiciaires dans des cas de pratiques avérées, à l’instar de ce qui a été fait en France avec des peines allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 300.000 euros d’amende. Imposer à cet égard aux entreprises d'afficher la durée de vie estimée des produits vendus et à offrir une garantie pour cette durée de vie, en conservant le minimum actuel de deux ans. Afficher par ailleurs le degré de réparabilité des produits afin de changer les mentalités et d’induire des comportements plus durables. Le cas échéant, garantir la disponibilité des pièces de rechange pendant la durée de vie du produit à un prix raisonnable.

 

- Améliorer la qualité de l’air et programmer la fin des véhicules les plus polluants (le cdH a initié des zones de basse émission à Bruxelles et en Wallonie).

 

- Stopper l’expansion du bâti (-50 % d’urbanisation en 2030) et prévoir au moins un espace vert sécurisé et aménagé pour toutes les générations (jardin partagé, aire de jeux, potager collectif, théâtre de verdure, zone multifonctionnelle, extension de zones Natura 2000…) dans chaque village et chaque quartier (à moins de 300 mètres de chez soi).

- Lutter contre le gaspillage alimentaire (environ 180 kg par habitant) : soutien aux banques alimentaires et aux « ressourceries », revente en circuits courts, TVA réduite sur la revente des excédents et meilleure gestion des dates de péremption.

- Diminuer le volume des déchets, par l’instauration d’une consigne sur les canettes, un accord avec les industriels et la distribution sur la réduction des emballages plastiques et la soumission de toutes les collectivités publiques à l’objectif Zéro déchet.

- Mobiliser les moyens financiers nécessaires à une transition environnementale équitable par un Pacte Finance Climat, notamment au travers de la création d’un Fonds européen pour les énergies propres et le transport public accessible à tous. Ce fonds pourra être alimenté par la taxation du kérosène des avions et le fuel des navires (accises), en augmentant la TVA sur les billets d’avion à 21 % (tout en réduisant celle sur les billets de train à 6 %).

 

- Faire évoluer le code de la route en prenant mieux en compte la dangerosité, les caractéristiques et les usages de véhicules légers. Dans ce cadre, clarifier les droits et obligations de tous les usagers pour un usage harmonieux et efficace du domaine public.

 

Des emplois de qualité pour tou(te)s

Durant cette campagne, j'ai rencontré nombre de femmes et d'hommes qui se démènent pour trouver un emploi sans pour autant que toutes les conditions soient réunies que pour leur faciliter cet accès à l'emploi. Je pense notamment aux échanges enrichissants que j'ai pu avoir avec des stagiaires lors du débat organisé par l'ASBL CALIF le 30 avril dernier, au Trianon, à Liège. 

Plusieurs mesures peuvent être mises en places afin de pallier les besoins.

Et donc, concrètement?

- Aujourd'hui, les personnes en formation perçoivent une somme de 1 EUR de l'heure. Ce montant n'a pas été indexé depuis les années 80! Nous proposons dès lors de l'indexer. Il y a lieu par ailleurs d'assurer pour ces personnes, très souvent en situation précaire, la gratuité des transports en commun pour les trajets entre le domicile et le lieu de stage/formation. En outre, nous proposons de réinstaurer, au niveau fédéral, le plan WIN-WIN, mesure d’activation forte ciblée sur les jeunes âgés de moins de 26 ans et disposant au maximum du diplôme d’enseignement secondaire, leur octroyant une aide à l’emploi de 1.000 euros (déduite du salaire net à payer par l’employeur) pendant 12 mois.

- Mettre notre génération dans les meilleures conditions nécessite aussi l'individualisation des droits sociaux (aux niveaux fédéral et régional) et ce, afin, notamment, que le statut de cohabitant (ou autre statut assimilé dans d'autres branches de la sécurité sociale), dont la suppression est un prérequis, ne porte plus préjudice aux droits des personnes concernées. 

- Investir dans les opportunités de la nouvelle économie (green, blue & silver economy) et développer de nouveaux secteurs d’excellence et de savoir-faire industriel dans nos régions, notamment le secteur de l’intelligence artificielle (par un cluster commun Wallonie- Bruxelles) ou encore celui de l’économie circulaire (diminution de la TVA sur les activités de réparation et de revalorisation de produits, en ce compris dans le domaine de reconstruction de bâtiments).

- Doper les efforts en recherche et innovation, en rejoignant le niveau d’investissement des pays voisins dans ce domaine.

 

- Rendre du temps à la vie de famille en améliorant le régime des congés familiaux, allonger le congé de maternité (immuniser les périodes de congés prises avant la naissance) et de paternité (et rendre celui-ci obligatoire dans les 6 premiers mois) met créer un droit à la déconnexion (l’envoi de mails en dehors des heures de travail doit être l’exception, en cas d’urgence réelle). Plus particulièrement pour les indépendantes : allonger leur congé de maternité pour celles qui le souhaitent à 15 semaines ou 13 semaines si elles préfèrent reprendre le travail et bénéficier alors de titres-services gratuits d’aide à la maternité, et les dispenser de cotisations sociales pendant le repos de maternité.

 

- Permettre aux travailleurs de répartir leurs (38) heures de travail sur 4 jours pour diminuer le temps consacré aux déplacements et mieux le concilier avec la vie privée.

- Reconnaître le « droit de rebondir » et de réorienter sa vie professionnelle : ouvrir l’assurance chômage aux créateurs d’entreprise et aux travailleurs qui démissionnent pour se lancer progressivement dans une nouvelle activité professionnelle.

- Renforcer la capacité du FOREM d’accompagner chaque demandeur d’emploi de manière personnalisée dès l’inscription de celui-ci, en tenant compte des aspirations de chacun, mais également de ses compétences et son expérience. Désigner à cette fin un conseiller-référent du demandeur d’emploi, garantie de la continuité de son parcours vers l’emploi, et identifier d’un plan d’action dans le mois de son inscription. Veilleur par ailleurs à ce que les droits et devoirs dans le cadre de l’assurance chômage soient correctement respectés. 

 

- Renforcer la collaboration entre les services publics d’emploi (FOREM, ACTIRIS, VDAB) pour favoriser la mobilité entre les régions permettre de tirer profit des pénuries de main-d'œuvre dans les régions adjacentes, profiter des formations réalisées dans les autres régions et assurer un suivi et un développement des cours de langue.

- Assurer une orientation des demandeurs d’emploi en priorité vers la formation permettant de répondre aux pénuries de main-d'œuvre, tout en portant une attention particulière pour attirer des femmes vers les métiers techniques. Obliger toute entreprise à transmettre ses offres d’emploi au FOREM va de pair.

- Soutenir les procédés de certification des compétences afin de permettre aux personnes qui ont des compétences mais n'ont pas de diplômes y relatifs pour en attester de les voir reconnaitre officiellement.

Se battre pour la qualité de l’emploi signifie également se battre pour des conditions de travail décentes et refuser toute précarisation des contrats de travail. Comment?

 

- Mieux encadrer le travail intérimaire afin de lutter contre le détournement du contrat de travail intérimaire à des fins de précarisation du travail et renforcer les droits des travailleurs intérimaires.

 

- Interdire le développement de contrats « zéro-heures ».

 

- Mieux lutter notamment contre les troubles psychosociaux (stress et burn-out) et les troubles musculosquelettiques. Revoir à cet égard, à l’aune du marché de l’emploi actuel, la liste des maladies professionnelles, afin de mieux appréhender les maladies professionnelles qui touchent les femmes.

Respecter chacun(e) pour ce qu'elle/il est

Il suffit de se rendre sur le terrain ou de jeter un œil aux rapports d'UNIA pour se rendre compte que les discriminations sont encore trop nombreuses dans notre société. Celles et ceux qui pensent que "tout va bien" ne font que confirmer cette ghettoïsation croissante de la société à laquelle je faisais allusion. Le respect de chacune et de chacun pour ce qu'elle ou il est étant un principe qui me colle à la peau, rien que constater ces situations me révoltent. Nous devons agir, que cela soit au travers de la sensibilisation, de la prévention ou de la sanction.

Et donc, concrètement?

- Tolérance zéro contre les discriminations. S'il y a bien quelque chose qu'au cdH on ne peut accepter, c'est que des personnes ne soient pas respectées et/ou soient discriminées (que ce soit en raison d'une orientation sexuelle, d'un handicap, d'une orientation religieuse, de son nom de famille, etc.). Aucun auteur de discrimination ne doit rester impuni. Cela passe par de meilleures sanctions (au fédéral, refinancement de la justice) et une meilleure prévention (par exemple, les cahiers dans les écoles doivent refléter notre diversité).

- Faire en sorte que chaque décision politique doive passer avec un succès un "test de politique inclusive" (pensez au gender mainstreaming, mais pas que); chaque décision politique doit veiller à inclure le public le plus large possible, sans exclure qui que ce soit ni alimenter un préjugé ou, pire, une discrimination.

 

- Lutter contre les stéréotypes, notamment ceux qui empêchent les pères d'exercer pleinement leurs responsabilités éducatives et domestiques.

- Amplifier les moyens publics dévolus à l’accueil, à la scolarité et au soutien des personnes en situation de handicap ; les inclure activement dès le plus jeune âge en créant des classes ou places spécialisées dans les écoles ordinaires plutôt que séparément, et garanties d’accès à l’accueil extrascolaire, aux plaines de jeux, etc.

 

- Rendre obligatoires l’adoption et la mise en œuvre de plans de diversité dans les services publics et les communes, en incluant la question du handicap et créer un label Diversité pour le secteur privé (genre, origine ethnique, âge, orientation sexuelle et handicap).

- Égalité femmes-hommes : même travail, même salaire ! Le cdH s’engage à garantir l’égalité absolue entre les femmes et les hommes, sur les plans professionnels, politiques, sociaux, et ne rien concéder sur le respect dû aux femmes. Une femme sur deux est ou a été victime de propos sexistes, d’attitudes inappropriées, de harcèlement ‘numérique’, d’attouchements, ou pire encore, de violences à caractère sexuel. Les victimes de ces violences doivent être mieux traitées : prise en charge multidisciplinaire, indemnisation plus rapide, reconnaissance du crime de féminicide.

Garantir à tou(te)s l'accès à un logement sûr et adapté

Bien que le droit au logement soit inscrit dans notre Constitution, la difficulté pour bon nombre de Wallon(ne)s de se loger dans un logement sain et adapté croît. Or avoir un toit est la condition sine qua non à notre participation à la société. Au-delà des situations de précarité, de la lutte contre les logements insalubres et contre les marchands de sommeil, la politique du logement doit être ambitieuse afin de faire face à l'augmentation de la population. Une politique du logement pensée et efficace est plus que jamais une priorité.

Et donc, concrètement?

- Maintenir et développer le dispositif Housing First qui permet un accès rapide à un logement couplé à un accompagnement personnalisé pour les personnes sans-abri avec une chronicité en rue.

- Poursuivre le développement des agences immobilières sociales, notamment dans les quartiers et communes les plus favorisés afin d’encourager la mixité sociale.

 

- Encourager la mutualisation du travail d’accompagnement dans le logement entre les différents opérateurs du logement (maisons d’accueil, APL, AIS, habitations protégées, capteurs logement, Housing First).

 

- Réformer la procédure d’expulsion pour cause d’insalubrité afin de mieux protéger le locataire victime de l’expulsion.

 

- Pérenniser l’obligation d’un taux de logements d’urgence dans chaque ville.

 

- Mettre en place une allocation-loyer qui vise à offrir une aide financière aux personnes précarisées qui peinent à trouver un logement dans le parc privé.

- Créer un Fonds régional de garantie locative en Wallonie, sur la base du modèle bruxellois.

 

- Poursuivre la politique de construction et de rénovation, notamment énergétique, de logements sociaux et adapter ces logements aux situations de handicap et de fragilité (exemple : ascenseurs).

 

- Permettre aux aînés de choisir librement leur lieu de vie et développer l’assurance-autonomie jusqu’à couvrir la totalité des frais inévitables de maintien à domicile.

 

- Réduire les taxes sur l’acquisition d’une maison ou d’un appartement : en cas de revente/achat d’un nouveau bien immobilier (plus grand, p.ex. pour une famille qui grandit), seul le supplément de droit d’enregistrement est dû.

 

Donner à tou(te)s l'accès à la culture

Que ce soit le théâtre, la littérature, le cinéma, la musique, les spectacles en tous genres, la peinture, la sculpture, … la culture permet d'ouvrir nos horizons, de nous exprimer, de nous amuser et de nous épanouir! Elle permet aussi de dénoncer les dysfonctionnements de notre société. Pour tous ces rôles, préserver la culture est une priorité majeure.

 

Au sein de la Communauté française, nous bénéficions qui plus est d'un vivier d'artistes impressionnant que nous nous devons de soutenir financièrement mais aussi veiller à leur assurer la publicité et la reconnaissance qu'ils méritent.

Et donc, concrètement?

- Renforcer les liens Culture-Ecole en mettant en œuvre dans toutes les écoles dès le maternel et tout au long de la scolarité pour chaque élève le Parcours d’Education Culturelle et Artistique. Chaque élève aura un programme de cours « classique » (français, histoire…) qui intégrera l’éducation à l’art et à la culture (histoire de l’art, création littéraire) et qui sera complété d’un cours spécifique intégrant une éducation à et par des disciplines artistiques (cours d’arts plastiques, de musique, chorale) de la maternelle à la fin du secondaire. Ce cours spécifique sera complété par des rencontres (visites d’institutions, rencontres d’artistes…) et par des heures de pratiques individuelles ou collectives.

 

- Mettre en place un pass « a-musée vous » pour les jeunes de moins de 25 ans, donnant accès, à prix réduit, aux musées de la FWB et offrant des réductions sur les frais de transport.

 

- Accorder un accès gratuit aux espaces culturels et de loisirs (musées actifs , expositions pratiques, parcs animaliers) pour les jeunes et leur famille, lorsqu’ils sont accompagnés par des intervenants du secteur de l’aide à la jeunesse dans le cadre de leur mission d’aide éducative. Le but est à la fois de permettre une expérience culturelle et d’émancipation plus rapide, avec un encadrement adéquat pour les enfants en difficultés, et de motiver les familles à utiliser par la suite les possibilités d’abonnement ou de réductions qui leur seraient accessibles.

 

- Mettre en place des dispositifs pour contribuer à une plus grande accessibilité de l’offre culturelle pour les personnes en situation de handicap tant sur le plan architectural et l’accès aux lieux que sur le plan de l’accès aux contenus et de l’accessibilité sensorielle (reproductions en 3D, audiodescriptions, audioguide avec détection infrarouge, sous-titrages).

- Mettre en place un véritable statut des artistes leur permettant d’avoir accès à une sécurité d’existence et de valoriser leur apport créatif et culturel avec une attention particulière aux artistes féminines qui restent fort minoritaires.

 

- Soutenir la création et l’expérimentation artistique en pérennisant les dispositifs d’aides à la création et les bourses du type « aides au développement de projets » et « aides à la résidence de recherche » et les ouvrir notamment aux phases de recherche, d’écriture, de conception et d’expérimentation.

 

- Veiller à garantir la part de l’emploi artistique généré par les opérateurs dans l’examen des demandes de subventions et dans les évaluations, et ce tant dans les aspects quantitatifs (part d’emploi artistique dans l’emploi total), mais aussi dans les aspects qualitatifs (types de contrats, périodes rémunérées pendant les créations).

Restaurer la confiance envers la politique

Et donc, concrètement?

La confiance envers la politique est au plus bas. Et pour cause, après tout ce que l'on a vécu ces dernières années (PubliFin, entre autres). Ce qui est plus alarmant encore, c'est le désintéressement pour la politique. Nous ne nous soucions plus des élections et ne nous rendons plus compte de l'impact de la politique sur notre quotidien. C'est assez contradictoire lorsque l'on voit, a posteriori, l'augmentation des contestations face à des choix posés par nos élus.

Cette situation ne se règlera pas en un claquement de doigts. J'en fais un combat quotidien. Si nous ne parvenons pas à rétablir une certaine confiance, alors nous irons droit dans le mur.

- Renforcer encore les règles de décumul, aussi bien horizontal (limiter le nombre de mandats dans le temps: cela forcerait le renouvellement et empêcherait l'appropriation par certains de la "machine publique") que vertical (notamment entre les mandats parlementaires et locaux, même de conseillers communaux!).

 

- Mettre en place de panels citoyens dans les parlements, dans le prolongement de l'expérience-pilote menée par le cdH au Parlement wallon. Ces panels sont composés par tirage au sort et permettent aux citoyens de donner un avis éclairé sur les grands enjeux de demain. Un suivi des recommandations du panel, en présence des citoyens tirés au sort et des ministres compétents, est assuré durant la législature.

 

- Mieux respecter le choix de l’électeur en supprimant l’effet dévolutif de la case de tête au niveau régional, fédéral et européen, et les listes de suppléants, au niveau wallon et au fédéral afin de renforcer le poids des voix de préférence et de rendre le vote complètement clair pour le citoyen.

- Garantir l’effet direct du vote sur la composition des assemblées et des majorités gouvernementales en instaurant le vote de coalition (un quart des sièges réservés à la plus plébiscitée des coalitions annoncées avant l’élection) et/ou le vote panaché (pour plusieurs listes).

 

- Garantir la transparence des décisions publiques en créant un comité d’usagers dans chaque administration publique et en renforçant le rôle des médiateurs.

 

- Réduire les structures publiques en en fusionnant certaines sans impacter le service fourni aux usagers.

 

- Amplifier l’engagement citoyen par un service de 3 mois minimum proposé aux jeunes entre 16 et 35 ans, dans un mouvement de jeunesse, une association, un organisme reconnu pour son action sociale, environnementale, éducative ou de solidarité internationale, et par l’apprentissage de la citoyenneté à l’école (représentation des élèves, cours de citoyenneté, et intégration des enjeux de la citoyenneté dans les différents cours).

- Soutenir l’initiative citoyenne dans tous les domaines : laisser le secteur associatif agir librement, avec le moins de contraintes règlementaires et le meilleur financement possibles, partout où celui-ci agit déjà efficacement (cfr. Charte associative). L’État n’agira que lorsque l’intérêt général et l’utilité publique le requerront.

- Les autorités doivent s'associer à toute initiative permettant de stimuler l’action positive des citoyens (par exemple, favoriser l’usage des monnaies locales, des circuits courts, de coopératives environnementales, etc.).

 

- Associer la société civile à la définition d’objectifs à moyen terme. Dans des domaines comme la mobilité, la transition énergétique et agricole, le développement économique, la justice, les soins de santé, l’éducation, etc., l’importance des réformes nécessaires demandent que celles-ci soient construites avec les acteurs concernés plutôt que d’être imposées. Cette co-construction est indispensable afin de s’assurer de l’adhésion des citoyens et d’éviter des changements de cap d’une législature à l’autre. Ce mode de gouvernance est celui utilisé pour la conception et la mise en œuvre du Pacte pour un enseignement d’excellence. Il doit pouvoir être généralisé à d’autres secteurs.

 

- Assurer l’égalité de traitement des associations (reconnaissance, subsidiation - fin des petits cadeaux entre copains! -, appui matériel et logistique) et respecter leur autonomie car elles apportent des réponses concrètes et participatives à toutes sortes de besoins sociaux,  environnementaux, éducatifs, culturels, sportifs, etc.